...:: Chapitre 1 ::...

...:: Chapitre 1 ::...
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..oO° Voix de narration : Lαυяα °Oo.. __________________ [Le pErSoNnAgE PrInCiPaL]


"Ecoute, ça commence !", me dit Julie qui tremblait d'exitation."Oh, regarde, il est là-bas, Tom". En effet, Tom, le guitariste du groupe était entré sur scène.
Nous étions au premier concert en France de Tokio Hotel, un super groupe allemand que Julie et moi avions decouvert lors de notre voyage scolaire en Allemagne. Depuis que nous avions entendu leur premier titre Durch Den Monsun, nous étions des fans complètement hysteriques du groupe, et en particulier des jumeaux Kaulitz, que nous trouvions très beaux ! Et oui, Julie accro à Bill et moi, à Tom évidemment !
C'était le premier concert auquel j'assistais, sans aucun adulte.
La mélodie de Jung und nicht merh jugendfrei retentissait et nous entendions la voix de Bill, qui n'avait toujours pas fait son entrée sur scène. Il arriva et le public, majoritairement composé de filles hurla tellement fort qu'il couvrait sa voix.

Ce fut le plus beau concert auquel j'avais été. Après ça, nous avions prevu d'aller faire un tour en boîte. Tout été organisé à l'avance, Julie avait dit à ses parents qu'elle dormait chez moi, et moi j'avais dit à mon père que je dormais chez Julie. Heureusement, il n'a pas trop posé de questions. Cela nous laissait toute la nuit devant nous.
Nous sommes directement allées sur la piste de dance afin de nousfouler. Il était aux alentours de 1h du mat', lorsque une foule se forma à l'entrée de la boîte. Je vis Alexia, une autre amie, passer près de moi :

- Tu peux me
dire ce qui ce passe ? criais-je pour me faire entendre.
- Tokio hotel arrive au complet pour fêter la fin du concert ! Ils sont tous là, Bill, Gustav Georg et surtout Tom !!
Elle rejoint le reste de la foule.
Julie me regardait avec des yeux ronds. Nous n'en revenions pas : Tokio hotel !! Elle n'arrivait pas à reprendre ses esprits :

- T
okio hotel, Tokio hotel, Oh mon dieu !
Elle n'arrivait pas à y croire et moi non plus d'ailleur. On allait les voir de près, peut-être même leur parler ! Peut-être que Tom me ferait son sourire charmeur ... Non je m'égare !
Ils
rentrèrent. Les videurs avaient demandés à beaucoup de monde de sortir pour assurer la sécurité du goupe. Mais Julie et moi avons eu la chance de pouvoir rester. La piste de dance restait quand même assez pleine. Nous avons pris une table, pour pouvoir mâter sans en avoir l'air et sans être dérangées. Julie regardais Bill et moi surtout Tom. Ils étaient si a l'aise sur la piste, si ... Tom se tourna vers notre table et son regard se posa sur moi. Je détournais les yeux sur mon verre et fit semblant d'être complètement absorbé par son contenu. Il me fixait. Je devint rouge, se qui provoqua chez lui ce fameux sourire dont je rêvais tant ! Je l'ai eu, je l'ai eu mon sourire charmeur, mais la chaleur me montais tellement aux joues que j'étais sûre de ressembler à une lanterne. Julie était morte de rire de me voir dans cet état. Puis Tom se retourna pour parler a Bill, qui se retourna vers notre table à son tour ...

Nous nous
éclations à danser comme des folles sur de la musique techno. Bill passa à côté de nous et j'en profitai pour pousser Julie sur son idole. Elle manqua de lui tomber dessus. Elle s'excusa en Allemand, car nous en faisions depuis l'enfance. Il lui fit un sourire. Elle était troublée, cela se comprenait, elle venait tout de même de parler à Bill, son idole !!!


« Oh, La
ura, je te jure que c'est le plus beau jour de ma vie. Merci de nous avoir acheté les places du concert et tout et tout! Olala, c'est trop bien!! »

Elle me prit dans ses bras et me poussa exprès sur Tom qui passait derrière moi, deux verres de bière à la main. Je regardais Julie, elle me tirait la langue, puis mon regard se posa sur Tom. Je le regardais dans les yeux. Qu'est-ce qu'ils étaient beaux. Je m'escusais. Je vis son tee-shirt plein de bière, aïe, il allait surement me passer un savon. Il continua de me regarder.

- t'en veux une
? Me demanda-t-il en désignant les bières.
- Ah, euh...
repondis-je d'une voix qui trahissait mon étonnement. Non merci, pas tout de suite.
- Après,
dit-il avec le sourire que j'aimais tellement.
- Pourquoi pas?!
-
A tout à l'heure alors! »

Il partit rejoindre le reste du groupe après nous avoir fait un clin d'oeil. Je me tournais vers Julie:

« Merci, merci! Je t'adore, grâce à toi, j'ai parlé à Tom! Je suis trop contente! J'arrive même plus à tenir sur mes jambes!
- On
va s'asseoir?
-Allez»

On reprit la table que nous occupions. Tom, après s'être changé, revint nous voir. Il demanda à s'asseoir avec nous. J'étais aux anges, je n'en revenait toujours pas : Tom, assis en face de moi en train de me parler. Bill nous observait de loin. Julie était complètement déconnectée de la réalité. Elle regardait Bill avec un sourire débile. Tom, tout à fait à l'aise avec nous, nous proposa d'aller chercher trois bières. Je ne pouvais refuser une nouvelle fois. Julie, qui préferait ne pas boire, alla rejoindre Alexia sur la piste de danse.

« Ce s
era deux alors! » dit Tom avec son fameux sourire.

J
e le regardais s'eloigner.

On
me chuchota à l'oreille :

« T
u vas te faire avoir! »

Je sursautais et me retournais. C'était Bill, il partit sans explication, sans un regard en arrière. Je ne comprenais pas pourquoi il me disait ça. Cette phrase fut vite chassée de mon esprit par le retour de Tom qui posa une bière devant moi.
La nu
it continuait et les bières s'enchainaient. J'étais bien avec lui. Il devait le sentir car il m'embrassa. Après ce long baisé, Tom pris ma main et me demanda si je voulais passé le reste de la nuit avec lui, dans sa chambre. J'acceptais. Après avoir dit aurevoir à Julie, Nous partîmes en direction de son hôtel.



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Pour répondre à only-my-thfic, l'age de Laura, on le découvre au 6ème chapitre, c'est à dire pour bientôt, et nous revoilà toute les trois, Pouki n'a plus de petit bug technique et pourra assurer sa partie de déco !!
Pouki on t'aime :D



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# Posté le mercredi 22 novembre 2006 09:06

Modifié le mardi 01 mai 2007 05:23

...:: Chapitre 2 ::...

...:: Chapitre 2 ::...
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([[ 1 м σ ι ѕ ρ u ѕ т α я ]])



En train de tchater sur msn avec Baptiste. Ça va faire trois semaines que je sors avec lui. Il s'en va, il doit aller à son entraînement de basket. Juste avant de partir il m'écrit un petit « jtm <3 », ça me fait chaud au coeur. Je me sens si bien avec lui ! Il se déconnècte. Je m'ennuie et je vais, comme à mon habitude, faire un tours sur les blogs dédiés à Tokio Hotel pour voir s'il y a des infos interessantes. Je tombe sur une énième photo de Tom avec une de ses « one night », comme j'en était une il n'y a pas si longtemps, le soir de leur concert. Il a mon numéro de téléphone, mais il ne m'a pas rappelé, tout comme moi, j'ai le sien et je ne l'ai pas rappelé.
J'ai enfin compris ce que Bill v
oulait dire par
« tu vas te fair avoir ». Il avait bien raison, un sourire, des compliments, quelques bières, et je me suis faite avoir par Tom. S'il savait comme je regrètte...
Il n'y a p
as d'infos sur eux. Je retourne donc sur msn, Julie est connectée et je vais lui parler. Elle est la seule à être au courant de se qui c'est passée entre Tom et moi se soir là.
Le télé
phone sonne. Ce n'est que mon père, il veut juste me dire de ne pas l'attendre pour manger, car un client important l'a invité au restaurant. Surement plus important que sa fille, il n'est jamais là pour elle. Je reprend ma conversation avec Julie. Tout à coup, je me sens prise de nausées. Je cours vers les toilettes, où je vomis mon déjeuner. C'est la troisième fois cette semaine.
Je
reviens parler à Julie, elle me demande pourquoi je ne lui répondais pas. Je lui explique que je n'étais pas bien. Elle veut que je vienne dormir chez elle. Je suis si contente de pouvoir enfin la revoir que j'accepte. J'envoie un petit texto à mon père pour lui dire de ne pas s'inquiéter, et que j'allais dormir chez Julie. Il ne se ferait pas de souci pour moi de toute façon.
Je fais vite mon sac, je saute dans le premier bus et je me retrouve chez Julie en un peu plus de dix minutes. Je sui trop contente de la revoir enfin. On ne s'est pas vu beaucoup depuis la rentrée. Mais c'est enfin les vacances. À peine arrivée chez elle que mes nausées reprennent. Je cours vers ses toilettes et vomi à nouveau. Lorque je redescends, Julie me regarde d'un air préocupé :

- Tu es sûr que
ça va ?
- Ben oui, p
ourquoi ça n'irait pas ? On est en vacances, j'ai un copain qui m'aime et que j'aime et en ce moment même, je suis avec ma meilleure amie. Qu'est-ce que je peux demander de plus?
- Je
sais pas, mais tu as l'air bizarre. Tu n'aurais quand même pas attrapé une gastro ou un truc comme ça ?
- Mais non, ne t'inq
uiètes pas, j'ai dû manger un truc pas très frais hier, et c'est surement pour sa que j'ai eu ces nausées. Mais je te jure que sa va !
- Bon
ok, on fait quoi alor ? Piscine ou ciné ?
- Pi
scine ! Sa fait trop longtemps que j'ai pas nagé. On va trop s'éclater.
- T'as pris ton maillot?
- ...
- Bon, c'est pa
s grave, tu n'auras qu'à mettre mon vert, je mettrai le rose.
- Ok,
on va se préparer ?
On monte dans sa chambre et elle me passe son maillot vert. Je vais vite dans la salle de bain pour l'enfiler. Je suis si pressée d'y aller. Il me va un peu trop petit mais bon, c'est pas grave. Il faut vraiment que je me calme avec le chocolat !

Arrivées
à la piscine, on choisit deux vestiaires voisin, pour pouvoir se raconter un peu nos vies pendants qu'on se change. Je lui raconte que Baptiste est vraiment adorable avec moi et que je me sens très bien avec lui. Elle me raconte ses cours, ses nouvelles rencontres dans son lycée.
On à enfin fini de se changer. C'est fou ce qu'on peut prendre du temps. Je sors du vestiaire et me met a côté de celui de Julie pour l'attendre.
Lorsqu'elle sort enfin,
elle me regarde avec des gros yeux ronds :

- Ma
is tu as grossi ! Regarde mon maillot ne te vas même plus !
- Ça se voit tant que ça ? Arrête de me faire complexer !
- Non ça va, mais quand même, il faut vraiment que tu pense à arrêter le chocolat !

On est restée toute l'après midi à la piscine. C'était vraiment génial. Mais qu'est-ce que c'est fatiguant. On retourne vite dans les douches et on se remémore les meilleurs moments du concert de Tokio Hotel. On n'en avait pas parlé depuis ce soir là. J'avais bien compris qu'elle hésitait à en parler, mais après tout, c'était toujours un super groupe !

Le soir, on se cale devant la télé, il y a notre série préférée : Desperate Housewives. À chaque fois qu'on le regarde ensemble, on se prend des fous rires momumentales ! J'adore Gabrielle et je suis trop contente qu'elle soit enceinte.

-Tu penses qu'elle est enceinte de qui ? Me demande Julie.
-De Joh
n, obligé, attend elle a dit quoi là ? J'ai pas entendu !
-Qu'elle sentait
ses nausées matinale arriver et qu'elle voulait être sur la tombe de la mère de Carlos quand ça arrivera.
À peine j'entend ça, que je pars dans un énorme délire. Julie rigole aussi, on a les larmes aux yeux.
C'est la pub
et j'essaye de me calmer. Soudain Julie s'arrête de rire et moi aussi, à la vu de son visage si serieux :

- Laura ?
- Oui ?
- Dis-moi que quand t'a
s couché avec Tom, il avait un preservatif?
- Tu
ne penses quand même pas que ...
- Réponds !
- Euh ... je crois, enfin non je ne sais pas, j'avais pas to
ut mes esprits se soir la, j'avais bu beaucoup de bière tu sais.
Et soudain, je comprend qu'elle à peut-être raison, je suis peut-être enceinte. Ça expliquerai les nausées, ma prise de poids ... Tout à coup, j'ai peur et je fond en larme dans les bras de Julie. Je me rend compte que je n'ai pas eu mes règles depuis plus d'un mois. Ça ne m'est jamais arrivé.
Ne t'inquiète pas, me chuchote Julie à l'oreille, c'est s
urement un fausse alerte.
Je vois bien qu'elle n'est pas convaincu. Je ne veux pas parler, je lui dis
que je suis fatiguée et que je veux me coucher. Elle me comprend et je sa me fait plaisir, je ne sait pas si j'aurais supporter qu'elle veuille en parler. Je me souviens de ces paroles de Bill
« Tu vas te faire avoir » j'aurais du y réfléchir à deux fois, et lui demander pourquoi il m'avait dit sa ! Sa m'aurait peut-être évité d'être dans cette situation aujourd'hui. Julie a éteind la lumière et c'est couché, elle passe la main dans mes cheveux et me dis :
« Demain on ira à la pharmacie t'acheter un test ! ».
Demain c'est dimanche et la pharmacie est fermé. Je devrai attendre lundi pour savoir. Des larmes coulent le long de mes joues. Je ferme les yeux et essaye de m'endormir mais c'est trop dur, je n'y arrive pas. Puis, après avoir pleuré de longues heures dans le noir, je sens mes yeux qui se ferment tout seuls, il sont douloureux, trop de larmes on coulées se soir. Je les laisse fermés quelque temps en esperant finir par trouver le someil, mais rien n'y fait.

À 4h du
mat', je ne dors toujours pas. J'ai passé la nuit à réfléchir et à pleurer. Je me tourne, je me retourne. Julie se lève pour aller aux toilettes. Je me sens trop mal. J'ai envie de dormir mais je n'y arrive pas. Julie revient. Elle sait que je ne dors pas. Elle s'approche de moi et me prend la main.

« Tu sais, c'est pas sûr, arrête de t'inquieter. On va trouver un
e solution, je te laisserai jamais toute seule ! »
Je ne lui répond pas, mais je suis sûr qu'elle comprendra que je n'ai pas envie de parler !
Je m'endors enfin !
À 9h, le reveil sonne. J'ai du mal à me lever. J'ai l'impression que ma tête va exploser. Je m'habille vite fait et descend pour déjeuner. Les parents de Julie ne sont pas là et tant mieux. S'il m'avaient vu dans cette état, avec mes yeux tout gonflés, ils m'auraient sûrement posés plein de questions, or je n'ai pas la tête à m'inventer des excuses bidons. Je met la télé pour me changer les idées. Sa marche bien je zappe sur les chaînes. Puis je tombe sur le clip de Rette mich. Je me met à pleurer et je jette la télécomande au sol. Je l'ai peut-être cassée. J'entends Julie qui descend les escalier. Je sèche vite les larmes qui avaient commencées à couler sur mes joue. Julie ouvre la porte :

« Tu viens déjeuner?
- Non merçi,
repondit-je froidement.
- Tu n'as p
as faim ?
- Non
- Bon comme tu le sen
s. »

Elle va prendre son petit déjeuner toute seule dans sa cuisine. Pendant ce temps, je vais dans la salle de bain et je prend une douche froide. Ça me calme. Je ne touche pas mon ventre, je ne sais pas pourquoi, c'est trop dur ! Je me contente de le regarder. Il est gonflé.
Après cela, je ne m'attarde pas chez Julie, je rentre chez moi. Comme d'habitude, mon père n'
est pas la. Tant mieux, je n'ai vraiment pas envi de le voir ni même de lui parler. Je me dis que s'il avait été plus présent, il m'aurait posé plein de questions pour le soir du concert, et je n'auais pas pu aller ne boîte, et je ne serai pas aussi mal aujourd'hui, s'il était vraiment un tant soit peu interessé par sa fille. Des larmes recommençaient à couler sur mes joues. Je sentais encore les brûlures qu'avaient laissés celles de la veille. Je me dirige rapidement vers mon lit. Je n'ai le courage de rien faire d'autre que dormir.
Je passe ma journée entière à pleurer. Mon père rentre plus tôt que d'habitude. Il veut
que je mange avec lui. Je me force donc à manger et je fait semblant d'avoir une vie formidable, de me sentir au mieux de ma forme et je remonte me coucher en pretextant avoir passé une super soirée avec Julie la veille, mais être fatiguée de n'avoir absolument pas dormi. Il est à peine huit heure quand je me met dans mon lit. Je me suis tout juste glissée dans mes draps que je m'endors.
Quand je me réveille, mon
père est retourné au travail. Je mange en vitesse, enfile mes vêtements, prend mon argent de poche, direstion la pharmacie. Je n'ai même pas pris la peine de ma maquiller. Je demande un test de grossesse au pharmacien qui me regarde l'air de dire
« bien fait pour toi ma petite, sa t'apprendra à coucher à ton âge et sans protection ». Je vais vite dans les toilettes publiques les plus proche. Je fais le test. J'attend quelques minutes. J'ai trop peur de regarder la réponse. Je sens les larmes qui remonte et me dis que quitte à pleurer autant le faire pour une bonne raison. Je regarde le test : il est positif, je suis enceinte. Je ne pleure pas, je n'en ai plus envie, je suis enfin fixée. Je suis enceinte, c'est sûr maintenant.



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# Posté le vendredi 24 novembre 2006 16:09

Modifié le mardi 01 mai 2007 05:20

...:: Chapitre 3 ::...

...:: Chapitre 3 ::...
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Je ne peux plus le nier : je suis enceinte, de Tom Kaulitz, le guitariste de Tokio Hotel. Je ne sais pas quoi faire ni qui prevenir. Toujours dans les toilettes quand mon portable sonne. C'est un texto de Baptiste :
« Cc toi, ça va? G tro envi de te voir. Jsui o parc, rejoin moi dans 10min. Bisou, jtm »
Je sors des toilettes, direction le parc. J'ai très envie de le voir. Je ne sais pas si je peux lui raconter tout de suite ou s'il faut que je lui dise après, que je suis tombée enceinte. Viendra un jour où il s'en rendra compteet là, ce sera trop tard, il m'en voudra. Je dois me confier, pas à mon père, ni à une autre personne, à Baptiste.
J'arrive au parc 15 minutes a
près, un peu en retard. Je le vois au loin, seul assis sur un banc, près de la fontaine. Je me dirige dans sa direction, il me voit et marche vers moi. Arrivé à mon niveau, il me serre dans ses bras et m'embrasse. Je ne l'ai pas vu depuis plusieurs jours. Il m'a énormément manqué. On s'assoit dans l'herbe. Le parc est presque vide aujourd'hui. On est bien tout les deux.
Il me
parle de son tournoi de basket auquel ils sont arrivés second soit disant à cause d'un des joueurs de l'équipe adverse qui aurait triché. Il me parle mais je ne l'écoute pas vraiment.

« Tu es sûre que ça va? T'as l'air ... bizarre! Me demande-t'il au bout d'un moment.
-Faut que je te parle d'un
truc...
-Qu'est-ce qu'il y a? T'as encore des problèmes avec ton père? Me demande-t'il en faisant allusion au fait que mon père ne soit jamais chez nous, ce qui provoque quelques conflits.
-
Non, c'est pas ça.
-Alors quoi?
-Je ... Je suis enceinte. »
Il me regarde pendant au moins une minute et reprend :
« C'est pas possible, enfin, je veux dire qu'on a pas...
-Je ne s
uis pas enceinte de toi. »
Il s'enerve, je le sens. Il me fait peur.
« De qui alors
?
-Je...
Je peux pas te le dire.
-Bien sûr que q
ue tu peux!
-Je prèfere pas.
-Ah, ouais?
Et ben moi, je prèfere qu'on en reste là!
-T'es en train d
e me larguer?
-Oui, je ne veux pas être le me
c d'une trainée !
Et il me plante. Je le vois s'éloigner au loin. Je plonge mon visage dans mes mains et pleurs avant de décider qu'il est temps de rentrer chez moi.

Pour changer, mon père n'e
st pas là. Tant mieux. Le télephone sonne, c'est Julie, je ne reponds pas. Je me dirige dans ma chambre et pleurs encore. Au bout d'une demi-heure, je vais dans ma salle de bain pour me raffraichir le visage. Je ne vais pas bien : mon copain m'a quitté parce que je suis enceinte. Je regrette d'avoir été au concert, d'avoir bu, d'avior couché avec Tom. Je vois le rasoir de mon père posé sur le lavabo. Je resiste.
Non, je ne me suiciderai
pas. Je ne le ferai pas, pour elle, pour ma mère, morte dans un accident de voiture il y a 4 ans. Je repleurs en pensant à elle. Si elle était encore là, elle m'aurait empeché d'aller en boite avec Julie et je ne serai pas dans cette merde à l'heure qu'il est.
Le soir, mon père rentre. Il se doute que quelque chose ne va pa car je ne lui dit rien de toute la soirée, mais il est loin de se douter de la raison pour laquelle je me comporte de cette manière.

Le re
ste de la semaine se passe de cette façon, je ne parle pas à mon père, ne sors pas et reste chez moi. Je passe mes journées devant la télé; Le mercredi de la deuxième semaine, Julie vient me rendre visite. Je la laisse entrer. Ca me fait du bien de revoir une amie. Je la mets tout de suite au courant que je suis vraiment enceinte, que j'ai fait le test. On passe la journée à se remémorer nos souvenirs d'enfance, ceux que nous avons vécu ensemble. Pas un mot sur le fait que je sois enceinte de toute l'après-midi. Elle reste finalement dormir chez moi. Mon père n'est pas là.
L
e soir, le sujet que nous avons pris soin d'éviter la journée revient:

-Tu
comptes faire quoi pour le bébé? demande-t'elle
-Je ne sais pas encore
-Tu en as parlé à ton père?
-Bien sûr que non!
-Il
faut que tu le lui dises! Si tu lui dis pas, il s'en rendra compte et tu seras 2 fois plus dans la merde ce jour là! Crois-moi!
-Je sais...
-Dis lu
i demain soir, le plus tôt sera le mieux!
Après lui avoir promis de le dire à mon père, on va se couché.
Elle repar
t tôt le matin car elle part jusqu'à la fin des vacances chez sa couzine, en Bretagne. Les adieux sont douloureux, je ne la reverrais pas avant les vacances de Noël, car elle est à l'internat de son lycée et ne rentre que très rarement chez elle le week-end.
Le soir, mon père rentre tôt. Je dois lui dire. J'entre dans le bureau où il travaille depuis son ordinateur.

-Papa?
-Ou
i?
-Je dois
te dire quelque chose.
-Si c'e
st encore à propos du scooter que tu veux pour anniversaire, tu sais bien que c'est non!
Il ne m'aide pas, les mots ont du mal à sortir, les larmes me montent aux yeux.
-Non, c'
est pas ça.
-Alors, quo
i? Tu vois bien que tu me déranges, je ne suis pas sur l'ordinateur pour mon plaisir!
Je pars dans ma chambre en courant et en prenant soin de claquer la porte. Je l'entends gueulé.
Je d
escends peu après 20 heures pour manger. Mon père est encore dans son bureau. Je suis décidée à tout lui dire pendant le repas. Je réchauffe vite fait les pâtes d'hier, mets la table et l'appelle pour manger. Il s'installe à table et commence à manger tandis que je ne touche pas à mon assiette.

-Bon,
c'est quoi que tu devais me dire? me demande-t'il la bouche à moitié pleine
Je sers les
points et me lance :

-Je...Je suis enceinte.
Sa y est, je le lui est dit. J'attends sa réaction.
-J'ai bien entendu ? tu es enceinte ?!
-...
Il se lève et avec sa main droite, renverse tout ce qui se trouve sur la table, s'avance vers moi, me prend par le col et me gifle. La première claque depuis que maman est morte. J'ai mal. Il me pousse, s'énerve, crie, me traite de p*te, de sal*pe et de sale trainée. Je ne dis rien et il me remet une claque, beaucoup plus forte que la precédente. Je suis en larmes.
-Vas-t'en! Cris-t'il. Dégage!
-Mais...
-Je t'ai dit de pa
rtir, je ne veux plus avoir affaire à toi, plus jamais entendre parler de toi!
-Mais Papa
...
-A pa
rtir de maintenant, tu n'es même plus ma fille. Tu me degoutes!
Il m'a fait mal, plus avec ses mots qu'avec ses gestes. Je monte dans ma chambre en courant, prends mon portefeuille, quelques fringues et je pars.
Je me retrou
ve seule dans la rue, En pleine nuit, je n'ai nul part où aller, nul part où me réfugier. Il fait froid et j'ai si peur. Des larmes montent dans mes yeux et mais je n'ai même plus la force de les retenir. Ma vue devient flou, comme mon esprit : qu'est-ce que je vais faire ? ...




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# Posté le dimanche 26 novembre 2006 15:55

Modifié le mardi 01 mai 2007 05:21

...:: Chapitre 4 ::...

...:: Chapitre 4 ::...
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Julie n'est pas là, je ne sais vraiment pas où aller, j'ai peur. Je n'ai pas d'autre famille que mon père sur Paris. Je m'en vais au parc, un de mes endroits preférés de la ville, un des plus calmes de Paris. Je me pose sur un banc et me sers de mon sac comme oreiller.
Je vois, t
out autour de moi, des alcolos et des SDF. Cet endroit n'est pas aussi rassurant de nuit que de jour. La peur m'empêche de fermer les yeux. J'ai froid. Je ne dors pas de la nuit. Au lever du jour, vers 6 heures, je prends mon sac et me lève, à la recherche d'un petit déjeuner, de quelque chose qui pourrait me changer les idées. J'aperçois une boulangerie ouverte dans laquelle j'entre afin de m'acheter deux croissants. Vers midi, je suis toujours dans la rue, toujours dans la merde. On est vendredi après-midi, les cours reprennent lundi. Je ne retournerai pas au lycée, du moins, pas pour le moment. Je prends mon portable, à la recherche de quelqu'un à appeler, quelqu'un qui pourrait m'aider. Je ne vois personne, jusqu'au moment où je tombe sur le numéro de Tom. Je n'ose pas l'appeler. Je suis certaine qu'il ne se souvient plus de mon nom, je ne suis même pas sûre de le lui avoir dit. Je continue de marcher, sans but. J'arrive devant la gare. C'est plus fort que moi, j'entre. Il fait bon, je n'ai plus froid. Je ne suis pas rentrée pour ça, mais pour regarder les départs de trains prévus. Je veux aller en Allemagne, pour voir Tom. Après tout, c'est en partie de sa faute si je suis enceinte. S'il ne m'avait pas fait boire...
Je me rends aux
guichets, sans réflechir à mon geste, et me renseigne pour prendre le train jusqu'à Magdeburg, la ville des jumeaux Kaulitz. Il n'y a pas de train avant mardi. Et de toutes manières, je n'ai pas assez d'argent. Je n'ai emporté que 60 euros.
Je sui
s triste, j'avais eu de nouveaux espoirs et ceux-ci venaient de se révelaient impossibles à réaliser. Tom aurait peut-être pu m'aider.
J
e viens d'avoir une idée. Un peu folle, mais c'est une idée : Je pourrais y aller en stop. Je sais à quel point le voyage sera dur, mais c'est ça ou bien rester sur Paris, dans la rue. Tom pourra m'aider. Il est le père de l'enfant, il le devra.
Je
me décide à l'appeler, mais, comme je le pensais, il ne répond pas.
Tant pis, je n'ai pas
d'autres choix que de le rejoindre. Je commence à faire du stop. Après quelques heures d'attentes, une femme, la quarantaine s'arrête enfin. Elle va à Reims.
L
orsqu'elle s'arrête sur une aire d'autoroute de Reims, je la remerçie et me dirige vers l'aile de sortie. Je prend une feuille de mon sac et écrit Allemagne dessus.
Aprè
s une bonne heure et demi d'attente, un camion s'arrête. Il va à Hanovre et me propose de m'amener avec lui. Le chauffeur s'appelle Alain, il a trois enfants : deux filles et un garçon. Il me pose plein de questions. Je m'efforce de lui répondre, mais je ne lui dit pas tout. Il ne sait pas que mon père m'a mise à la porte, ni que je suis enceinte. Je lui ai juste dit que j'allais rejoindre un amis qui habite à Magdeburg. Il me dit que ce n'est pas très loin de là où il va.
On arriv
e à la frontière. Le douanier nous demande de nous arrêter, mais, heureusement, je suis allée en Allemagne l'année dernière et j'ai toujours mon autorisation de sortie du territoire.
On passe la frontière sans problème.
Alain s'arrête pour manger. J'en profite pour appeler Julie. Je lui explique que mon père m'a mise à la porte et que j'ai décidé d'aller voir Tom. Elle approuve mon choix, même si elle a très peur pour moi. Elle me souhaite bonne chance.
Alain me dit qu'il est fatigué et que de toute façon, il à déjà suffisament roulé pour la journée, on s'arrête donc pour dormir.
À 8 heures, on repart. Je dors encore un peu pendant qu'il conduit. Lorsque j'ouvre les yeux, il est 23 heures et Alain me dit qu'on est à Hannovre. Il me dit que ce n'est pas très loin de Magde
burg. Il me dépose devant une auberge qui fait hôtel car il trouve que c'est trop risqué de faire du stop à cette heure là. Je vais donc dans l'auberge, je me prends une chambre et je monte vite. Je profite de ce petit moment pour essayer d'appeler Tom, mais il ne répond toujours pas. Je mets mon portable à charger car je ne sais pas quand je pourrai le faire après.
Je
me réveille vers 7 heures, ce qui me laisse une bonne heure pour me préparer. Je vais déjeuner, puis je réunis mes affaires, je débranche mon portable et je repars faire du stop. Je reprends la feuille de la veille et j'écris dessus Magdeburg.
Aux
alentours de midi, une jeune femme s'arrête. Elle doit avoir une vingtaine d'années. Elle me propose de m'emmener à Magdeburg, j'accepte évidement.
Elle s'app
èle Elèna et à 19 ans. Elle est vraiment super sympa et je me sens vite à l'aise avec elle. Elle me parle d'elle, de sa vie, de ses amours. Je décide de tout lui raconter, que je suis enceinte, que mon père m'a mise à la porte et que je vais rejoindre le père, qui est allemand et enfin que mon copain ma plaquée quand il a appris que j'étais enceinte. Je me sens vraiment libérée.
A
u bout d'un moment, elle allume la radio et on se rend compte qu'on a à peut près les mêmes goûts. Après avoir écouté Bloody Sunday de U2, c'est la pub. Un présentateur propose un concours pour gagner un voyage aux Antilles. Ce n'est pas passionant, donc on recommence à discuter :

« Et tu pen
ses quoi de l'avortement ? Me demande-t-elle.
- Je ne sais pas trop
. Je ne suis pas vraiment croyante, mais je crois que je ne suporterai pas de tuer un enfant.
- Je comprends, mai
s tu comptes faire quoi alors?
- Ben, je vais
déjà en parler au père. Même si je suis certaine qu'il ne voudra pas le garder ... Je peux le comprendre, ça va foutre sa vie en l'air. Je pense que je vais accoucher sous X.
- Ok.

Elle remet la radio et là, on tombe sur Der Letzte Tag de TH. Elle met le son à fond et me dit qu'elle adore cette chanson. Mais, très vite, les larmes me montent aux yeux. Je m'imagine la réaction de Tom, j'ai peur qu'il m'abandonne comme mon père et Baptiste, il est mon dernier recours.
Qu
and elle me voit dans cette état, Éléna baisse le son :

« Qu'est-ce
qu'il y a ? Je pensais que tu aimais bien ce style de musique, enfin c'est ce que tu m'as dit tout à l'heure.
- C'
est pas ça, c'est que .... je décide de tout lui dire, elle m'a bien parlé de ses ex. C'est lui le père !
Elle reste bouche bée.
- Tu v
eux dire que tu es enceinte de Bill, le chanteur de Tokio Hotel ?
-
Non, de Tom.
Je pleure et j'essaye vainement de me retenir, ce qui me provoque des sanglots.
- Euh, t
u délires là ?!
- Non,
lors de leur venue en France, je l'ai rencontré dans une boîte, après le concert, et ... j'ai bu et ...
- Mais
tu l'as prevenu ?
- J'e
ssaye, mais il ne répond pas au téléphone.
-
On va s'arrêter et tu vas l'appeler pour lui donner rendez-vous. On arrive à Magdeburg dans une heure et tu ne sais même pas où il habite !
On s'arrête dans une station service et je compose son numéro de téléphone.



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# Posté le mardi 28 novembre 2006 16:40

Modifié le mardi 01 mai 2007 03:05

...:: Chapitre 5 ::...

...:: Chapitre 5 ::...
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..oO° Voix de narration : Tσм °Oo..


Bill était encore en train de me gueuler dessus :
« T'étais où hier ? Maman et moi on t'a cherché partout et tu ne répondais même pas au téléphone ! Tom arrête de faire genre tu m'entends pas. T'étais où ? Encore avec une fille ?
On sors d'une interview, à Berlin. On est à l'hotel où je partage une chambre avec mon frère.
-
Tom ?
- C'
est bon, j'étais avec une fille !
- Ma
is maman nous avais dit qu'elle voulait nous parler, tu te souviens ? Elle voulait absolument le faire avec Daniel !
Daniel est notre beau père, je ne l'aime pas trop mais bon en ce moment je suis plus souvent à l'hotel qu'à la maison donc ça va ...
-
Elle a pété un câble hier à cause de toi, et évidement, comme tu n'étais pas là, c'est moi qui est tout pris !
Mon portable sonne et je me jette dessus. Je suis content, ça me permet d'éviter la conversation avec Bill, il a l'air assez remonté ce soir.
Je ne sais même pas qui c'est :

-
Allo ?
- O
ui, Tom ?
C'était une voix de fille.
-
Oui ! C'est qui ?
- E
uh ... je m'appelle Laura ... on s'est rencontré à Paris, en boîte ...
Je me souviens d'elle : elle est française, brune aux yeux bleus. Je me rappelle qu'elle est super mignonne et que j'avais passé une très bonne nuit avec elle. Je ne serais vraiment pas contre le fait de la revoir. Elle continue :
-
Voilà je suis à Magdeburg et il faudrait vraiment qu'on se revoit.
- O
h, je suis désolé, mais ce soir c'est pas possible. Je suis à Berlin et j'ai un concert à 20h. Mais demain en fin de journée, je serais à Magdeburg.
- D'accord, je comprend, on peux se donner rendez-vous pour demain ? Où?
- Di
sons à 20h30, à l'hotel, celui près de la grande place, tu vois lequel ?
- Je
trouverais, bon ... ben ... euh .... à demain !
Elle raccroche.
-
C'était qui ? Me demande Bill. Une « one night » qui en veux plus ?
-
Oui, elles sont toutes folles de moi !
- T'as pas l'impression d'être un gros salaud des fois ?
- B
en ...



..oO° Voix de narration : Lαυяα °Oo..


Après avoir telephoné à Tom, je rejoins Eléna dans la voiture :
-
Alors ? Me demande-t-elle d'une vois anxieuse.
- Je
le revois demain, à Magdeburg. Éléna, j'ai peur, je ne sais pas si j'aurais le courage de lui raconter.
- Ne t'inquiètes pas, me repondit-elle d'une voix maternelle en me prennant dans ses bras. Tout se passera bien !
- C'
est ce que Julie m'a dit avant que mon père me mette dehors.
- Oh
... je suis désolée.
- Ce
n'est pas grave. Mais si tu savais comme j'ai peur qu'il réagisse comme mon père ou Baptiste.
- Je compre
nds. Mais tu va faire quoi jusqu'à demain soir ?
- J
e ne sais pas trop. Je vais réfléchir à ce que je vais lui dire.
- Et si tu venais t'installer chez moi, juste le temps que tu trouves une solution. Ça ne devrait pas déranger ma coloc', Cindy est très sympa, tu verras. Et puis je ne vais pas te laisser à la rue, tu n'as pas besoin de ça, je pense.
Je la regarde bouche ouverte :
- Alors,
t'accèptes? Me demande-t-elle.
- Évidem
ent !!
Elle me sert dans ses bras. Je la remerçie mille fois. Elle démarre et on repart en direction de Magdeburg. Je suis folle de joie, je ne pense presque plus à Tom, mais plus à l'amie que je viens de me faire. En quelques minutes, je venais de comprendre que je pourrai compter sur elle pendant tout mon périple en Allemagne.
Une he
ure après, on arrive enfin chez elle. Elle vit dans un petit apart' au centre de la ville. Je dépose mon unique sac dans la pièce où je vais dormir. C'est une petite chambre d'amis, il y a une petite salle de bain.
Cyndy a
rrive quelques minutes après nous et Éléna nous présente. Elle a l'air très gentille et a 21ans. Elle ne reste pas longtemps, elle a rendez vous avec son copain. Elle informe Éléna qu'elle ne dors pas la se soir.
Éléna veu
x me faire visiter la ville et j'accèpte volontiers. Je suis vraiment contente d'aller me promener avec elle ! Magdeburg est une très jolie ville. Elle en profite pour me montrer l'hotel où j'ai rendez-vous avec Tom le lendemain. Il est très grand et luxueux.

« Je ne suis pas sûr qu'il est compris les raisons de ton retour. »
Elle a raison, il doit s'imaginer que je suis là parce que je ne peux pas me passer de lui et que j'en veux encore. Mais s'il savait à quel point j'aurais préféré ne jamais le revoir. Je me serais volontiers passée de lui !
On va s'ach
eter un McDo. Il me reste une cinquantaine d'¤uros. On passe tout le temps qu'il nous reste à faire les boutiques. C'est tellement bien que je n'ai pas vu le temps passer. Je n'ai rien acheté mais je me suis bien amusée.
Q
uand on rentre, je vais vite me coucher. Je veux être en forme pour demain. J'en aurais surement beaucoup besoin. Une fois couchée, je pense quelques minutes à tous ce qui s'est passé depuis ce fameux concert. Ma vie à tellement changée depuis ce soir là ... Puis je pense à Éléna, et je me sens en sécurité. Je sais qu'elle, au moins, elle ne m'abandonnera pas.
Je
passe une nuit assez calme par rapport aux dernières. Je fait juste un rêve où je vois Bill me redire cette phrase :
« Tu vas te faire avoir » sauf que cette fois, je le suis et je lui demande des explications.
Ce matin,
je me réveille tôt. J'en profite pour préparer le petit déjeuner d'Éléna. Elle est toute heureuse, je lui ai même fait des tartines au nutella. Elle m'explique que c'est son dernier jour de vancances et qu'elle va en profiter pour voir tous ses amis. Elle me propose de l'accompagner, mais je préfère me préparer pour se soir et réfléchir à ce que je vais lui dire. Elle part peu après manger, vers 14 heures. À peine à-t-elle poussé la porte, que je me sens prise de nausées. Je ne sais pas vraiment si c'est ma grossesse ou si c'est le stress, mais je penserai pour un mix des deux avec un petit plus sur le stress! Je cours aux toilettes et j'y vomis tout mon déjeuner.
J'essa
ye de me préparer à le voir ce soir, je veux trouver une bonne façon de lui dire qu'il est le père de mon enfant ... Je fini par me dire que, de toutes façons, même si je trouve un truc super à lui dire, avec le stress et tout, je vais m'embrouiller et ça va finir avec un truc bizare auquel il ne comprendra rien ...
L'heure
tourne très vite et sans même que je m'en rende compte, 20h30 approche dangeureusement. Je sors pour prendre le bus et me rendre à l'hotel. Dans le bus, mon portable sonne. C'est un sms d'Éléna, elle me souhaite bonne chance. Elle a bien raison, il va m'en falloir beaucoup.
Le bus arri
ve enfin, je suis un peu en retard, il est 20h35. Je rentre dans l'hotel, mais Tom n'est toujours pas là.




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# Posté le samedi 02 décembre 2006 13:18

Modifié le samedi 20 janvier 2007 11:41